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Les renards : un massacre légalisé ?

Le renard est encore considéré comme un animal nuisible en France alors que celui-ci est primordial à l’écosystème et que sa chasse s’avère néfaste pour l’environnement.

Le collectif Bernard Le Renard lutte pour retirer le renard des listes des animaux nuisibles (injustement répertorié) en France afin de le protéger des pratiques barbares et de masse qui sont employées pour sa destruction. Sa page Facebook et son compte twitter.

Anima – Extrait du chapitre VII : « Las Vegas » (2006)

Badwater Desolation © Unknown – Wikipedia

Je publie aujourd’hui un second extrait de quelques pages de mon manuscrit « Anima », qui fut rédigé en 2006-2007. Comme beaucoup de romanciers, je conserve plusieurs textes inachevés. Celui-ci m’a longtemps hanté avant que je prenne la décision de l’abandonner. Le sujet est probablement trop proche de mes préoccupations quotidiennes en matière d’écologie et de protection animale pour que j’aie la distance suffisante, le filtre nécessaire à la création littéraire. D’autres auteurs de fiction ne sont nullement embarrassés par ce rapport direct à la réalité. C’est d’ailleurs le sujet d’un beau livre de Delphine de Vigan que je viens de lire sur les conseils de ma femme. Ce n’est pas mon cas. J’ai encore besoin du filtre que constitue l’Histoire, même récente, pour composer une fiction. Les choses évolueront peut-être, je l’ignore.

Pour restituer rapidement le contexte de ce passage. Nous sommes aux Etats-Unis en 2006 : un étrange randonneur défraie la chronique parce qu’il vient de réussir l’exploit de traverser le désert de la Vallée de la Mort en portant très peu d’eau sur lui. Est-ce un canular, un vulgaire coup publicitaire ? Un jeune journaliste d’origine mexicaine, Joe Sanchez, vétéran de la seconde guerre du Golfe, est envoyé sur place pour tenter de tirer l’affaire au clair. Une fois sur les lieux, il assiste à ce qui évoque étrangement la naissance d’une secte : Anima a en effet réuni quelques curieux, dont certains se transforment déjà en fidèles, pour une promenade matinale dans le désert. C’est l’occasion de faire une critique acerbe de La Vegas dont on aperçoit les lumières dans le lointain.

Joe s‘évade un moment. Il connaît bien Sin City, la ville du péché, pour y avoir réalisé quelques papiers, notamment sur les milliers de camés et de sans-abri qui tentent quotidiennement d’y survivre ; il a même joué une fois à la roulette, comme beaucoup de touristes. C’est vrai que cet endroit est grotesque quand on y songe… Que reste-t-il de l’étape, autrefois fertile, où s’était fixée une petite communauté de Mormons ? Que reste-t-il de l’agglomération où vivait, avant-guerre, deux mille personnes et où s‘entassent désormais un million et demi d‘habitants ?… Depuis, il y a eu les casinos, la mafia, la prostitution, puis le tourisme de masse, jovial, familial… Et la consommation est devenue le but suprême de l’existence : vivre pour consommer et non plus consommer pour vivre ; les hommes se sont transformés en simples tubes digestifs, destinés à pérenniser le système, l’insatiable pompe à fric. Bouffer, jouer, chier, dormir, et puis rebouffer, rejouer, rechier encore, se glisser au milieu de cette foule décérébrée, être soi-même l’un de ces automates qui marchent entre les vitrines clinquantes, les devantures tape-à-l’œil, les façades aux néons agressifs ; désormais, l’équation de la vie se résume à sélectionner le repas le plus plantureux et le moins cher dont on pourra bénéficier. Qu’est-ce que ce sera aujourd’hui ? Chili ou pizza, hamburger ou pasta ? Et ensuite ? Bandit manchot ou baccarat ? Joe, lui aussi, comme les autres, a sillonné downtown Las Vegas et, plus précisément, Freemont street, il a déambulé sous le dôme de verre, encagé dans cette prison dorée avec d’autres badauds en vadrouille, dans un monde d’apparences, d’ondes phoniques, de gelée lumineuses, de bleu électrique, de plastique propre, translucide, de formica blanc, de stuc verdâtre, de lucioles glacées, de caoutchouc violet à la texture de guimauve ; il a erré dans le Faschion Show Mall, le grand centre commercial où tout brille, s’anime, pétille, mais où rien ne vibre réellement. Il a passé la nuit dans l’une des trois mille chambres de l’hôtel The Mirage relié par monorail au Casino Treasure Island ; il a vu la grande cascade devant l‘entrée, le volcan en éruption et, à l’intérieur, l’habitat des dauphins, celui des tigres blancs puis le gigantesque aquarium avec ses quatre-vingt-dix mille litres d’eau. Le factice pénétrant, violant le vrai, amalgamé à lui, comme ces robots auxquels une société américaine vient de greffer des pattes de rats. Le vivant est exploité comme le reste, comme toute chose, pour le simple divertissement des touristes, le ravissement des consommateurs ; il faut pouvoir les égayer une minute, leur donner l‘illusion de s‘arracher un instant à leur vacuité, à cette existence morne, zébrée de flash, farcie de zapping, bourrée de films d‘action, irradiée de pub, de séries télévisées et d‘attractions radieuses. Ils ont souri ; ils ont esquissé un rictus de contentement ; ils se sont ébahis quelques secondes devant ce tigre majestueux en le regardant tourner tristement dans sa cage de verre ; ils l’ont fait de manière machinale, tout en rotant le reflux du repas pantagruélique qu’ils ont trop vite avalé ; on aurait pu leur montrer un Alien ou le cul d‘une poule, ils auraient arboré la même grimace, la même expression de ruminant désœuvré.

A cette époque, Joe ne faisait pas attention à la valeur réelle des choses ; elles étaient disposées ainsi dans l‘espace, vivantes ou mortes, réelles ou fausses, voilà tout, ce n’était qu’une question de business, d’interprétation, de regard et d’humeur ; on était élevé comme ça ici ; gagner le plus d’argent possible, c’était bien, très bien, une école de responsabilité et d‘indépendance. Partout ailleurs, dans la vieille Europe elle-même, c’était pareil, mais avec plus de culpabilité ou d’hypocrisie.

Lors de ses différents séjours à Vegas, Joe a visité d’autres hôtels immenses, le Bellagio, avec son grand lac et son spectacle de jets d’eau dont les gerbes s’élèvent à plus de soixante-quinze mètres ; le Louxor, sa pyramide d‘opérette, son obélisque et son sphinx de carton-pâte. Le mauvais goût de ces casernes luxueuses, aux allures d’énormes gâteaux de sucre, est lui-même pharaonique. Et devant ce spectacle exaltant, Joe se souvient d’avoir entendu quelques « ouahouh » ! admiratifs ou d’autres expressions jubilatoires, toutes aussi ramassées, toutes aussi réduites que l’imaginaire de ceux qui les proféraient. Parfois encore, on entendait quelques variantes, des « gorgious », des « very impressive », puis le touriste reprenait sa mine blasée, son expression repue, il passait son chemin, promenait ses bras ballants, agitait son corps flasque, se grattait le derrière sous son bermuda, réajustait sa chemise à carreau ou sa casquette, continuant ainsi d’alimenter le mouvement perpétuel, la grande roue invisible qui virevolte toujours dans le vide.

Joe est retourné sous les dômes de verre, les enseignes lumineuses, les façades aux décorations kitsch, les devantures aux couleurs criardes, accrocheuses, dans ce bazar clinquant, au cœur de la mystification et de l’inauthenticité, dans un lieu où le déséquilibre, la perdition hallucinogène et délirante d’un Las Vegas Parano n‘ont plus cours ; c’est désormais la bêtise endimanchée, grassouillette et sage, qui visite le temple de la mangeaille, au milieu d’une profusion écœurante où l’on se gave ; tout ici est brûlement, dilapidation, destruction ; le consommateur consume, c’est sa fonction première, sa raison d’être ; il se brûle en même temps que son autodafé de théâtre et entraîne avec lui tout ce qui est beau et fragile ; ici on trouve les divertissements les plus stupides, les plus irrespectueux, les plus vils du monde, si l’on excepte bien sûr les bordels africains et les foires aux putes thaïlandaises, là où d’autres touristes, asiatiques et occidentaux, vont sodomiser des enfants. Mais à Vegas, tout est plus propre, plus moral ; la pourriture, le sous-degré de l’argent et du sexe, c’est pour la banlieue de ce joli monde spécialisé, où l’on consomme le cul, la drogue, comme la bouffe, avec le même manque de volupté, dans la jouissance rapide, immédiate et sous l’effet d’un désir anesthésié. Emotion de sex toys, de vibromasseurs et de godemichés, amour chosifié, sentiments matérialisés. Au-delà du décor, la nature elle, reste vierge, parce que désertique. Quel contraste violent, accablant, entre la splendeur simplissime des parcs nationaux et cette ville d’artifices. Faux volcans, faux sphinx, fausse tour Eiffel et fausse Venise, faux Paris et faux New York, faux sourires et faux amis, tout ici pue le frelaté, le mercenaire, l’imposture. A grand renfort de pubs tapageuses, on vend de la féerie, vacances de rêve, hôtel de rêve, limousines de rêve, c’est la féerie des ploucs, le fantastique pour boniches, le paradis à la mesure des imbéciles. Voilà leur rêve, néons multicolores, sonneries de machines à sous, salles tamisées de casinos, écrans géants, colliers fluo, robes de strass et vêtements de marque, snikers et jeans unisexes, gueules et derrières liftés, climatisations, stripteaseuses, roulette, black jack, poker, chemin de fer, baccarat, craps… Mariez-vous en montgolfière, en saut à l’élastique, dans le décor d’un château fort ; échangez vos anneaux au sommet des montagnes russes, étourdissez-vous, faute de ressentir, d’imaginer ou de penser, unissez-vous à bord d’un bateau pirate, d’un hélicoptère, d’un vaisseau spatial modèle Star Trek. Il y a même des cloches qui se marient à moto ou en voiture, pendant que leurs enfants, s’ils en ont déjà, restent sagement assis sur la banquette arrière. Mais, dit-on, la bêtise ne gêne personne. Non, bien sûr, elle ne gêne personne, elle ne fait qu’étouffer le monde sous une vaste féerie de pacotille. Il faut voir ces touristes bedonnant s’empiffrer au milieu du décor de l’hôtel Ceasar Palace, avec ses colonnes de marbre noir cerclées de dorures épaisses dans un cadre pompier, écrasé de lumières artificielles et de fausses fresques du Rinascimento ; il faut voir le regard halluciné des joueurs, abrutis et aveuglés parce qu’ils sont restés des heures les yeux rivés sur leurs machines dont les lumières bleues, dévorantes, leur ont tétanisé la cervelle, il faut voir tout cela et ce qui est moins apparent, moins caricatural encore, pour comprendre à quel point ce monde est déchu.

Pour toute référence à ce texte, merci de préciser, Laurent Dingli, « Anima – Extrait du chapitre VII : « Las Vegas » (2006) », laurentdingli.com, juin 2017.

Anima – Introduction (2006-2007)

Anima – Roman

Mais l’amour de la nature sauvage est plus qu’une soif de ce qui est hors d’atteinte ; c’est aussi une affirmation de loyauté à l’égard de la terre, cette terre qui nous fit naître, cette terre qui nous soutient, unique foyer que nous connaîtrons jamais, seul paradis dont nous ayons besoin – si seulement nous avions les yeux pour le voir. Le péché originel, le vrai péché originel, est la destruction aveugle par simple appât du gain de ce paradis naturel qui nous entoure – si seulement nous en étions dignes.

Lorsque je parle de paradis, je veux dire le Paradis, pas le banal Ciel des saints. Lorsque j’écris le mot « paradis » je ne pense pas seulement aux pommiers d’amour et aux femmes d’or mais aussi aux scorpions et aux tarentules, aux mouches, aux serpents à sonnette et aux monstres de Gila, aux tempêtes de sables, aux volcans, aux tremblements de terre, aux bactéries et aux bouquetins, aux cactus, aux yuccas, à la coquerelle, à l’ocotillo et au mesquite, aux torrents de boue et aux sables mouvants et, oui, à la maladie et à la mort et à la pourriture de la chair.

Edward Abbey, Désert solitaire, 1968, Gallmeister, 2010, p. 218.

Première partie

Vallée de la Mort, désert de Mojave, printemps 2006

I

Elle évoque quelque planète lointaine dont le ventre de sel, aride et brûlant, serait balafré par de longues routes d’asphalte. Ces veines de sang noir, bouillonnantes, miroitantes sous le soleil, à deux pas des roches nues, sont ici l’un des rares témoignages de la société des hommes. Sur ces lignes droites et monotones, sur ces frêles nervures dont un regard versé des hauteurs dirait tout le dérisoire, on voit passer parfois des patrouilles de police, de gigantesques camions aux chromes rutilants et des véhicules tous terrains affrétés par les touristes.

La Vallée de la Mort est une griffure profonde imprimée en diagonale sur le poitrail de l’Amérique. Ici, on a enregistré, il y a près d’un siècle, l’une des températures les plus élevées du globe. Cette terre, les randonneurs doivent l’effleurer avec prudence, au péril de leur vie.

Sur le cœur de l’entonnoir, ce matin-là, alors qu’un soleil rouge s’est déjà imposé, menaçant, prêt à dévorer l’espace, il n’y a aucune présence humaine. Le vent règne en maître, sculptant le basalte, le calcaire et la dolomite, faisant chanter les dunes de sable fin, découpant les plaques de sel en forme de saucières, déplaçant même quelques mégalithes avec la lente assurance d’un géant. La pluie est rare. Seule la rosée vernit patiemment la roche sur laquelle des peuples disparus ont gravé leurs rituels.

L’univers et l’espace n’existent pas en dehors du regard créateur de l’homme, prétendent certains. Il faut croire que, ce jour-là, le monde, tel un chaos enténébré, une masse informe, ne se reflète pas dans l’œil du coyote, du serpent ou de l’aigle et que ces animaux eux-mêmes n’existent pas puisque les hommes distraits, occupés ou endormis, les ignorent.

Puis, soudain, à l’horizon, aux marges de cette terre aride qu’encroûtent d’immenses nappes blanches, apparaît une ombre mince, gondolée et fluette, une ombre agitée comme une flammèche qu’une brise intermittente ferait virevolter. Serait-ce une parcelle de cette conscience du monde dont l’homme se croit l’unique détenteur, un touriste isolé, un promeneur ? Ou bien un simple mirage, un phénomène de réfraction, scientifiquement explicable, comme le ciel qui, en raison de la chaleur, brille près du sol et se grime en oasis. II y a un mouvement de plus en plus perceptible, une forme déjà discernable, une matière progressivement dégrossie par le regard de l’observateur. Une tête, deux bras, un buste et deux jambes, puis ce déhanchement caractéristique, ce balancement flegmatique des épaules ; cela ne peut-être qu’un humain en déplacement, seul, à pied, au milieu du désert de sel, un individu jonglant avec sa propre mort.

Il n’y a rien ni personne d’autre que ce randonneur calme dont la marche régulière, décidée, fière, est presque provocante. Cet être-là n’a pas encore de sexe. Mais il s’approche de l’invisible, des pierres qui roulent, des concrétions et des dunes ardentes, des cactus et des prosopis secs et décharnés, des animaux galopant et rampant, en somme de ces mille regards vivants ou pétrifiés constamment braqués sur lui. Il se trouve désormais à la merci de cet œil inhumain et multiple qui le considère avec curiosité.

L’étranger a l’aspect androgyne. Ses cheveux sont longs, souples, flottant légèrement sur son dos et ses épaules déployées. Son visage est délicat, à la fois émacié et doux, jeune et lumineux, presque virginal. Il existe toutefois quelque chose de proprement masculin dans sa musculature fine et ferme, dans le froncement de ses sourcils, dans le triangle abrupt et sensuel de son visage. Il ressemble à l’image que l’on se fait du Christ dans certaines cultures, mais un Christ métis, mi-indien, mi-espagnol, avec une chevelure de jais et des yeux clairs de nordique. L’homme suggère le syncrétisme religieux, l’entrelacement culturel, le lien entre le passé et l’avenir, le minéral et l’animal. Il fait songer à un saint de bois polychrome, à ces statues aux peintures écaillées dont il possède en même temps la sécheresse et les couleurs vives. Il est une sorte de totem, un dieu à la figure naïve qui recèlerait une grande profondeur aux détours de son écorce rugueuse ; une tunique de lin sale, bariolée comme un poncho, lui enserre d’ailleurs le torse et le haut des cuisses.

Sa marche est une pulsation régulière, un battement de cœur qui rythme l’espace insolite, la Vallée de tous les extrêmes. Le pas est volontaire mais lent. Il évoque la cadence d’une procession péruvienne, celle du Señor de los Milagros, le Seigneur des Miracles, ce Sauveur brun que l’on promène sur un brancard, chaque automne, dans les rues de Lima. Mais ici, il n’y a pas de foule, de descendants d’Incas drapés de violet et ceinturés de blanc arborant pieusement leurs scapulaires. Ici, pas de brochettes de cœur de bœuf, de gelée de maïs noir ou de gâteau de miel que l’on savourerait en admirant le crucifié, ni recueillement ni prières, ni guitares ni mise à mort de taureau, seulement l’immensité du ciel et ce désert parcouru par un étranger auréolé de poussière.

L’oreille devine l’écho sans vraiment l’entendre car tout, au centre de la Vallée, est résonance, silence accompagné, sourds et brefs fracas de rafales, lents chuintements du vent. La chaleur est accablante. Lorsqu’ils descendent de leurs voitures climatisées, croyant communier un instant avec la vie sauvage, les touristes sont happés par un souffle torride et suffocant. Le randonneur, lui, ne paraît pas souffrir. Il y a un contraste saisissant entre la désolation supposée du désert, sa rudesse, et l’air de sérénité rayonnant sur son visage. L’effort de la marche, bien sûr, est tangible, mais comme un murmure, un bruit de fond, une plainte étouffée et patiemment supportée.

Certains indiens du Mexique, dit-on, sont capables de parcourir, en petites foulées, plus de cent kilomètres sans interruption. Mais ici, le plus endurants seraient déjà morts, déshydratés. Qui est cet homme ? Un clandestin ? Comment aurait-il pu remonter si loin vers le Nord, depuis la frontière, et pourquoi se dirigerait-il maintenant vers le Sud, en direction de Furnace Creek ? Un voyageur ? Seul, sans voiture ni provisions d’eau suffisantes ? Serait-ce alors un illuminé, un fou, un drogué ? Mais la pupille de l’étranger ne reflète ni cette lueur de rage et d’extase, ni la froideur absolue, terrifiante, qui caractérise certaines formes de folie ou d’égarement mystique.

Il n’y a apparemment en lui rien de craintif, d’agressif ou de douloureux. Il semble au contraire en pleine osmose avec cet environnement hostile. Il donne l’impression de porter un regard omniscient et gourmand sur le monde, de pénétrer avec la même vigueur l’espace et le temps. Il paraît avoir sondé les profondeurs du lac Manly, pourtant asséché depuis des millénaires et qu’un hiver particulièrement humide a en partie ressuscité l’année précédente. Il connaît sans doute chaque recoin de la Vallée, chaque espèce de mammifère, de reptile et de poisson comme ces petits pupfish survivant dans quelques piteuses mares d’eau salée. Il a vu les couleurs qui émaillent la Palette de l’artiste, l’ocre jaune, le vert, le bleu et le rouge de la roche oxydée ; ou encore le spectacle somptueux qu’offre la plaine depuis la Perspective de Dante sur le versant des Montagnes noires ; il n’ignore sûrement pas les témoignages de la présence indienne et les vestiges d‘une civilisation plus récente avec ses villes fantômes et ses mines abandonnées…

Le soleil pointe maintenant au zénith. La température est insupportable. Mais l’homme poursuit son chemin sans ouvrir le grand sac qu’il porte en bandoulière et dont la lanière lui cisaille les flancs.

Les associations que nous soutenons

http://www.allianceanticorrida.fr/
L’Alliance Anti-corrida agit contre la torture et la mort données en spectacle
http://www.actioncontrelafaim.org/fr

L’organisation humanitaire Action contre la Faim, a été créée en 1979. Elle fait partie de la seconde génération des ONG (Organisations non gouvernementales), celle des « French Doctors », ces médecins français qui en 1968, au moment de la guerre du Biafra, se sont révoltés contre le silence des humanitaires, liés par le secret et pourtant témoins des pires horreurs. Voulant forcer ce silence en dénonçant l’injustice, ces ONG ont ajouté le témoignage à l’action.

4e6fbf191294e12f3c03807c8775583c_400x400L’ASPAS oeuvre pour la protection de la faune sauvage, pour la préservation du patrimoine naturel et pour la défense des droits des usagers de la nature.

Elle mène des campagnes d’information pour mobiliser l’opinion publique et interpeller les élus . Elle réalise des expositions, des diaporamas et édite des guides et brochures pour sensibiliser le grand public à la nécessité de protéger les milieux et les espèces. Elle demande l’arrêt de la chasse le dimanche, réhabilite les animaux dits « nuisibles », protège les oiseaux migrateurs vis-à-vis de la chasse, etc.

Croc Blanc a pour vocation de :
Recueillir, via des familles d’accueil, des chats et des chiens et des nac (lapins, rats, gerbilles,…) abandonnés, maltraités ou errants.
Les soigner, les nourrir, les faire stériliser, vacciner et éventuellement les rééduquer
Les faire adopter
Mettre en place des campagnes d’information ayant pour but de limiter les abandons, d’enseigner les bases du comportement et des besoins des animaux, ainsi que les aspects légaux et civiques.
Agir en amont, via le Resto Animo, en fournissant alimentation, accessoires, soins et conseils aux personnes en difficultés financières afin de leur permettre de conserver leur animal.

https://www.sheldrickwildlifetrust.org/
The David SheldrickWildlife Trust – A lifetime dedicated to the protection and preservation of Africa’s Wilderness and it’s denizens, paticularly endangered species as such elephants and Black Rhino
http://www.30millionsdamis.fr/

Lutter contre les abandons, contre l’expérimentation animale et les trafics d’animaux, sensibiliser l’opinion, faire évoluer les lois et le statut de l’animal. L’action de la Fondation ne se limite pas aux animaux abandonnés et au territoire français. Notre lutte s’impose partout où les animaux souffrent et ont besoin de reconnaissance.

http://www.help-primates.org/index.html

Le projet HELP (Habitat Ecologique et Liberté des Primates) se compose de deux associations partenaires : HELP Congo et HELP International.
HELP Congo est une association congolaise loi 1901 créée en 1990. Le domaine d’action de cette ONG est la protection des primates, en particulier celle des chimpanzés, et de leur habitat. Elle agit en République du Congo.

http://www.l214.com/

L214 agit par des actions ciblées, dans les médias et sur le terrain pour changer la condition des animaux élevés et abattus pour la consommation. Par des campagnes de sensibilisation, nous luttons par exemple contre l’élevage en cages des poules pondeuses, le gavage des canards ou l’élevage des lapins en batterie. Nos actions s’adressent notamment aux décideurs politiques ou enseignes de la grande distribution qui tiennent entre leurs mains le sort de millions d’animaux.
Avec ténacité, nous parvenons à changer les choses. Suite à nos actions, Monoprix a retiré les oeufs de batterie de sa marque d’enseigne.

http://www.fondationbrigittebardot.fr/

La Fondation Brigitte Bardot

Histoire d’un combat

Brigitte Bardot a mené la carrière que l’on connait sans que jamais ne s’estompe sa passion pour les animaux. Elle découvre qu’elle ne peut limiter son amour à ses propres animaux, tant la misère de tous leurs congénères est importante. Elle décide de relever le défi et voue son existence à cette cause difficile qu’est la protection animale (…)
http://www.ifaw.org/france
IFAW sauve des animaux.
Nous sauvons des individus, protégeons des populations entières et préservons leurs précieux habitats.
 La mission des amis de J.A.C.K est la préservation et la sauvegarde des chimpanzés de République Démocratique du Congo
http://janegoodall.fr/

Depuis 38 ans, l’Institut Jane Goodall a engagé des programmes de recherche sur les chimpanzés et de protection de la biodiversité. L’Institut Jane Goodall dispose par ailleurs de programmes d’aide au développement durable des populations, et d’un vaste programme mondial éducatif. 

http://www.kalaweit.org/
L’association Kalaweit (loi française 1901) a été créée en France en 1997. Son objectif est la sauvegarde des gibbons et de leur habitat en Indonésie. C’est aujourd’hui le plus grand projet de sauvegarde des gibbons au monde.
https://www.lpo.fr/

Forte d’un siècle d’engagement avec plus de 46 000 adhérents, 5000 bénévoles actifs, 400 salariés sur le territoire national et d’un réseau d’associations locales actives dans 79 départements, la LPO est aujourd’hui la première association de protection de la nature en France. (Consultez la carte du réseau d’associations locales LPO)
Elle œuvre au quotidien pour la protection des espèces, la préservation des espaces et pour l’éducation et la sensibilisation à l’environnement.

http://www.msf.fr/

Médecins Sans Frontières est une association médicale humanitaire internationale, créée en 1971 à Paris par des médecins et des journalistes (…)

http://www.one-voice.fr/

À travers son combat, One Voice, force de résistance et de proposition, ouvre des pistes de réflexion et d’action qui apportent une réponse aux problèmes que nous dénonçons : violences infligées aux animaux, réchauffement climatique, déforestation, pénurie et pollution de l’eau, crise alimentaire et sanitaire…

http://www.planfrance.org/
  • Plan international intervient depuis plus de 75 ans dans 51 pays, auprès des enfants les plus exclus. 1,3 million d’enfants sont aujourd’hui parrainés dans le monde.
http://www.welfarm.fr/

WELFARM – Protection mondiale des animaux de ferme est une organisation française, dont la mission a été Reconnue d’Utilité Publique par arrêté préfectoral du 16 avril 2010, qui travaille au niveau international en partenariat avec de nombreuses autres organisations de défense des animaux.

http://www.seashepherd.fr/

Fondée en 1977, Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) est une organisation internationale à but non lucratif de conservation de la faune et de la flore marines. Notre mission est de mettre un terme à la destruction des écosystèmes marins et au massacre des espèces dans le but de conserver et de protéger la biodiversité des océans du monde entier (…)

Nous sommes Survival, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes. Nous sommes la seule organisation qui se consacre exclusivement à la défense des peuples indigènes du monde entier. Nous les aidons à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir.
http://www.toitamoi.net/

TOIT à MOI AIDE LES SANS-ABRI à CHANGER de VIE

– D’abord en les LOGEANT dans de vrais appartements
– Ensuite en  les ACCOMPAGNANT de manière importante pour les aider à résoudre leurs problématiques
– En créant du LIEN SOCIAL par exemple boire un café, partager un repas, aller à un concert, etc.

http://www.tchendukua.com/
Fondée en France en octobre 1997, Tchendukua – Ici et Ailleurs, association loi de 1901, réunit celles et ceux qui souhaitent préserver un mode d’existence basé sur le respect de la nature, des autres et la recherche de l’équilibre.
http://www.wwf.fr/
WWF – France

Adepte d’une action fondée sur le dialogue et le respect de l’autre, le WWF oeuvre au quotidien pour construire un avenir où l’Homme vit en harmonie avec la nature.

L’horreur du broyage des poussins vivants: 36 parlementaires interpellent le ministre Le Foll

Trente-six députés et sénateurs de tous bords* demandent au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll de mettre fin à la pratique du broyage et du gazage des poussins dans les couvoirs.
Par question écrite, les élus ont soulevé que dans la production d’oeufs de consommation, “seuls les nouveau-nés femelles sont conservés (…) et les poussins mâles sont détruits : en effet, n’ayant pas les mêmes caractéristiques que les poulets élevés pour leur chair, ils sont considérés comme inutiles par la filière avicole. En France, ce sont environ 50 millions de poussins mâles qui sont ainsi éliminés de façon particulièrement cruelle au premier jour de leur vie : déchiquetés vivants à l’aide de broyeuses, gazés ou étouffés.” (…)
Lire la suite sur le site de l’association L214 

Algérie: le sort dramatique des tailleurs de pierre

http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent/tailleur-pierre-algerie?constituent=3&canal=emailing-change&utm_source=emailing-change&utm_campaign=AU381
Une tragédie silencieuse se déroule en Algérie où les tailleurs de pierre respirent des particules qui condamnent beaucoup d’entre eux à une mort certaine. L’introduction de nouvelles techniques de taille, avec du matériel importé de Chine, est montré du doigt (…)

Lire la suite et signer la pétition sur le site de Peuples solidaires:
http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent/tailleur-pierre-algerie?constituent=3&canal=emailing-change&utm_source=emailing-change&utm_campaign=AU381