Biographie

Quelques éléments

bretagne_047Historien et romancier de nationalité française, j’ai des origines multiples, essentiellement anglaise et italienne (ma grand-mère paternelle, Marguerite Menassa, était une chrétienne d’Orient). Dingley (ou Dingle) est un nom d’origine écossaise. Il a été latinisé en « Dingli », après que l’un des membres de la famille, Sir Thomas Dingley, prieur des chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, a été décapité à Tower Hill, le 28 avril 1539, sur ordre du roi d’Angleterre, Henri VIII, sans preuves ni jugement. La famille s’est alors installée à Malte où, au siècle suivant, Tumas Dingli s’est illustré comme bâtisseur d’églises. Terre aux influences multiples (phénicienne, romaine, arabe, angevine, aragonaise…), Malte fut l’un des avant-postes du christianisme face au monde musulman.

Mes parents se sont rencontrés en Egypte où leur famille respective avait immigré au XIXème siècle. Il est amusant d’imaginer que, lors de la Seconde Guerre mondiale, mon grand-père maternel, Giovanni Ippati, fut prisonnier dans un camp britannique, en tant qu’Italien, au moment même où mon grand-oncle paternel servait dans l’armée de Sa Très Gracieuse Majesté en Palestine.

Voilà en ce qui concerne les origines. Quant à ma propre biographie, je n’ai pas grand-chose à en dire. Je crois d’ailleurs qu’il est plus facile de se présenter par le biais de ses passions que de le faire directement. La Littérature, l’Histoire et la photographie ont ceci de commun qu’elles ont trait au temps, qu’elles entretiennent avec lui un lien à la fois ambivalent et intime. L’angoisse des années qui passent, les regrets d’un Age d’or que l’on apprend pourtant à mépriser comme la pire des chimères, constituent, peut-être, quelques-uns des moteurs complexes de la création. Sans doute éprouve-t-on parfois l’illusion de pouvoir retenir l’instant un peu plus que les grains de sable qui vous glissent entre les doigts et vous disent avec chaleur et nonchalance votre défaite. Mais le mouvement est avant tout positif ; la littérature, la photographie et l’histoire sont autant de moyens d’observer le monde et de jouir d’une découverte constamment renouvelée. Observer, c’est-à-dire apprendre. Cette dimension est autant présente dans la lecture que dans l’écriture. Qu’il soit historien ou romancier, un écrivain est souvent un chercheur. C’est pourquoi, changer de sujet et de contexte historique m’a toujours enthousiasmé ; car, à chaque fois, il faut tout découvrir, et donc tout réapprendre. Quel voyage trépidant de passer du siècle de Louis XIV ou des Lumières à la déréliction de l’Allemagne contemporaine avant de retourner, cette fois comme romancier, à la Révolution française ! Quelle aventure aussi d’être à l’écoute des personnages que l’on tente de créer ! Il en va de même, toute proportion gardée, pour la photographie. Se délecter de la biodiversité, de la beauté de la nature, mais aussi d’une situation fortuite, de l’attitude d’un inconnu, de l’expression d’un visage. Parmi mes nombreuses sources d’inspiration, figure, en bonne place, ma patrie d’adoption, la Bretagne.

Tout cela ne serait rien bien entendu sans l’équilibre que me procure l’amour de mes proches, ma femme Hélène, et ma fille Diane.

Avec les passions, les préoccupations, car, tout marche ensemble. L’environnement, la condition animale et quelques autres désastres humains. On se désole de faire mal à son lecteur en lui rappelant ce qu’il sait sans doute déjà, bien que la cruauté et la bêtise se déclinent à l’infini.

Je suis résolument écologiste et anti-spéciste, et me sens très proche des thèses de l’écologie profonde (deep ecology) qui tourne le dos à l’anthropocentrisme. Si j’avais une religion, elle serait animiste – non pas, bien sûr, l’animisme des peuples dits « Premiers », mais une sorte d’animisme moderne qui prendrait en compte toutes les formes de vie.

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Enfin, ce site offre la possibilité d’une rencontre virtuelle et d’un échange fugace. Evident paradoxe ! Internet, qui est un « espace de convivialité » – comme disent nos marchands du temple – est aussi celui de l’extrême solitude.