Lettre à Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime, et réponse sur l’état des abattoirs français

Capture d’écran 2016-03-31 à 10.13.48Monsieur le député,

Je tenais à vous remercier chaleureusement pour la réaction pleine d’humanité que vous avez eue au sujet des actes barbares perpétrés dans l’abattoir de Mauléon, récemment dévoilés par l’association L 214. Beaucoup de nos concitoyens partagent très certainement mon appréciation et n’oublieront pas que vous avez été à cette occasion leur porte-parole et surtout celui de ces êtres sensibles, victimes de notre indifférence et de notre sadisme. La fermeté de votre ton, la lucidité et la justesse de votre propos vous honorent et rendent à l’action politique la noblesse qu’elle a trop souvent perdue aux yeux de l’opinion. Le projet que vous défendez à l’Assemblée est indispensable pour une démocratie qui ne saurait tolérer la répétition de ces actes barbares sans se dénaturer ainsi que vous l’avez si justement rappelé ce matin sur RTL. Avec Laurence Abeille, et quelques autres représentants de la nation, vous constituez un contrepoids indispensable, une force humaniste capable de s’opposer de manière démocratique à tous ceux qui, pour des raisons purement matérielles, oublient le respect élémentaire que nous devons à des êtres sensibles, capables d’éprouver, tout comme nous, de la joie, de la peur, du plaisir et de la souffrance.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma gratitude et de ma considération

Laurent Dingli

(Cliquez sur les images pour suivre les interventions d’Olivier Falorni)

Capture d’écran 2016-03-31 à 12.21.59Monsieur,

Ayant pris connaissance de votre mail avec intérêt et très touché du soutien que vous m’apportez, je souhaite vous remercier, sincèrement.

Je demande simplement à ce que la loi soit respectée et que ces pratiques, qui nous écoeurent, ne soient plus autorisés dans nos abattoirs. Elles ne sont pas tolérables.

La commission d’enquête, créée à l’Assemblée Nationale, sera chargée de faire toute la lumière sur les conditions d’abattage. Elle sera également force de propositions.

Vous pouvez compter sur ma détermination.

Bien à vous.

Olivier Falorni
Député de la Charente-Maritime

Honduras : Assassinat de Berta Cáceres, prix Goldman pour l’environnement

Berta Cáceres @ Goldman Prize

Berta Cáceres @ Goldman Prize

Menaces de kidnapping, de meurtre, de viol, de pression sur sa famille… Berta Cáceres se savait en danger. Mais elle ne baissait pas les bras. Près d’un an après avoir été lauréate du Goldman Prize, l’un des prix américains les plus reconnus pour la défense de l’environnement, la militante indigène écologiste hondurienne a été assassinée jeudi par des inconnus alors qu’elle rentrait chez elle, à La Esperanza, à environ 200 km au nord-ouest de Tegucigalpa. Elle s’apprêtait à fêter ses 44 ans. Elle ne bénéficiait pas de protection particulière malgré sa notoriété. Selon la police, Berta Cáceres a été tuée par des voleurs, « mais nous savons tous que c’est pour sa lutte » écologiste a affirmé sa mère, Berta Flores, à la chaîne de télévision brésilienne TV Globo.
Lire la suite de l’article sur le site de Géo

Le Messager – Véronique Jannot sur la terre des Gibbons

Le premier épisode de la série documentaire "Le Messager" sera diffusé mercredi 6 janvier à 20h50 sur France 3. Vé…

Posté par Le Messager sur mercredi 23 décembre 2015

2010

Diaporama Bretagne 2010

Toutes les photographies ont été prises avec un Canon EOS 5 D

2009

Diaporama Bretagne 2009

Toutes les photographies ont été prises avec un Canon EOS 5 D

2003-2008

Diaporama Bretagne 2003-2008

Toutes les photographies (sauf 4) ont été prises avec un Leïca SL modèle 1968

1996-1999

Diaporama Bretagne 1996-1999

Photographies prises en Bretagne avec un Leïca SL modèle 1968

Une autre voie pour la Bretagne

une-autre-voie-1Dans le cadre des élections régionales, je soutiens la liste Europe Ecologie Les Verts menée par René Louail, Une autre voie pour la Bretagne (Un hent all evit Breizh) composée de militants écologistes comme Jean-Pierre Bigorgne dont je connais le travail et que j’estime. Il est temps que la Bretagne adopte un modèle économique et social plus respectueux de l’être humain, de l’animal et de la biodiversité. Nous voulons mettre un terme au système qui maltraite le vivant et ne laisse qu’un avenir sombre à nos enfants. Nous militons, dans le cadre régional, pour une agriculture biologique, de proximité,  respectueuse de l’être humain et de l’animal. Nous ne voulons plus d’une agriculture soumise à l’industrie agro-alimentaire et à la grande distribution qui bafouent les droits élémentaires des producteurs et multiplient les élevages-mouroirs. Nous refusons ce système dans lequel, trop souvent, le paysan ne peut plus vivre de son travail, et qui fait de l’animal un simple produit de une-autre-voie-2consommation.

Une autre voie pour la Bretagne, c’est faire en sorte que les transports soient véritablement adaptés au habitants de la région. Plutôt que de dépenser des sommes colossales pour obtenir un gain de temps dérisoire sur les grandes lignes TGV, nous préférons investir dans les TER et les transports de proximité pour que ceux-ci facilitent véritablement la vie quotidienne des Bretons.

Dans le cadre de la COP21 et alors que le système productiviste hérité de l’après-guerre s’essouffle, nous pouvons donner aux écologistes les moyens d’agir et de peser dans la décision politique au niveau régional.une-autre-voie-3

Mes amis, je vous invite à voter comme moi le 6 décembre prochain pour la liste écologiste, une autre voie pour la Bretagne.

 Je voudrais ajouter quelques commentaires à la lumière du second tour de l’élection régionale. Il serait temps que les instances dirigeantes d’Europe Ecologie Les Verts se remettent en cause et tentent de comprendre la désaffection croissante des électeurs à l’égard des listes qu’elles défendent. D’après de récents sondages en effet, environ 50% des écologistes font désormais le choix de l’abstention. C’est non seulement le résultat des luttes de pouvoir incessantes dont ce parti a toujours donné le navrant spectacle, mais aussi celui d’une politique faite d’incohérences et de sectarisme. Il y aurait pourtant la place en France pour un grand parti ouvert et indépendant. C’est malheureusement le chemin inverse qu’ont emprunté les cadres d’EELV qui ont, en quelque sorte, confisqué cette belle cause universelle à leur profit. Le résultat, aujourd’hui, c’est qu’Europe Ecologie Les Verts s’apprête à mendier des dons pour assurer son fonctionnement tout en continuant d’être une simple variable électorale du Parti socialiste. Quel message envoie-t-on aux électeurs lorsque, comme Emmanuelle Cosse en Ile-de-France, on s’allie avec le chasseur Claude Bartolone ? Quel sens donner à une action quand celle-ci se fourvoie avec un pouvoir qui défend le projet de Notre-Dame-des-Landes, utilise la force à Sivens, détourne l’état d’urgence pour arrêter des militants écologistes ou fait abattre les représentants d’une espèce protégée par la convention de Berne ? C’est pour ces raisons que, lors d’autres scrutins, notamment présidentiels, j’ai soutenu des personnalités comme Corinne Lepage ou Antoine Waechter.

(mise à jour du 16 décembre 2015).

Cochonneries d’hier et d’aujourd’hui, par Michel Pastoureau

Qui parmi nous a déjà visité une porcherie industrielle ? Ces crétins du Moyen Age, qui pensaient que les animaux étaient des êtres sensibles, qu’ils avaient une âme et qu’ils pouvaient comprendre ce qu’était le Bien et le Mal, n’avaient certainement jamais pensé à cela : martyriser des porcs pour gagner de l’argent !
 (…) Qui parmi nous a déjà visité une porcherie industrielle ? Je suis normand d’origine et breton de cœur, je n’ai aucune animosité envers les éleveurs de porcs, je ne milite dans aucune société protectrice des animaux ; je suis simplement historien, spécialiste des rapports entre l’homme et l’animal. Or, l’honnêteté m’oblige à dire que ces porcheries industrielles sont des lieux abominables, constituant une sorte d’enfer sur Terre pour les animaux qui s’y trouvent. Les truies sont enfermées par centaines dans des espaces qui leur interdisent de se déplacer. Leur vie durant, elles ne voient jamais la lumière du soleil, ne fouillent jamais le sol, sont nourries d’aliments chimiques, gavées d’antibiotiques, inséminées artificiellement. Elles doivent produire le maximum de porcelets en une seule portée, avoir le maximum de portées dans les quelques années de leur misérable vie, et lorsqu’elles ne sont plus fécondes, elles partent à l’abattoir. Les porcelets eux-mêmes doivent engraisser le plus vite possible, produire le maximum de viande, et tout cela, bien sûr, au moindre coût. Ces crétins du Moyen Age, qui pensaient que les animaux étaient des êtres sensibles, qu’ils avaient une âme et qu’ils pouvaient comprendre ce qu’était le Bien et le Mal, n’avaient certainement jamais pensé à cela : martyriser des porcs pour gagner de l’argent !
Où sont passés les cochons de nos campagnes ? Où peut-on encore les voir gambader autour de la ferme, jouer les uns avec les autres, se faire caresser par les enfants, partager la vie des paysans. Nulle part ! Nous avons oublié que les cochons – mais cela est vrai de tous les autres animaux de la ferme – étaient des êtres vivants et non pas des produits. Qui, dans la presse, a évoqué leur sort pitoyable, leur vie de prisonniers et de condamnés lorsque l’actualité a récemment parlé du prix de la viande de porc ? Qui a rappelé qu’avant d’être un produit de consommation, le cochon était un animal vivant, intelligent, sensible, anatomiquement et physiologiquement proche cousin de l’être humain. A ma connaissance, personne. De même, à propos des débats autour des cantines scolaires, qui s’est interrogé sur les raisons qui font que certains peuples mangent du porc et d’autres non ? C’était pourtant un dossier passionnant, l’occasion de s’instruire et de rappeler les nombreuses hypothèses qui ont été avancées depuis le Moyen Age pour expliquer les rejets et les tabous qui entourent cet animal. Personne ne l’a fait.
Les animaux domestiques n’ont plus d’histoire, plus de mythologie, plus de symbolique. Ils ne suscitent plus aucune curiosité, aucune interrogation, aucune nostalgie. Ils n’ont même plus droit à une vie simplement animale. Ce sont des produits ! Comme tels, ils doivent participer au «redressement productif» et générer du profit. Un profit ironiquement bien mince, voire inexistant, pour les éleveurs de porcs, ce qui rend encore plus aberrante et intolérable l’existence de ces porcheries industrielles, inhumaines, «inanimales» même, si l’on peut oser un tel néologisme. Elles polluent l’air, la terre, les eaux des rivières et celles de la mer. Dans les Côtes-d’Armor, des sangliers sont morts à cause du rejet dans la nature du lisier produit par l’élevage intensif de leurs cousins domestiques. Un comble ! A la cupidité s’ajoute l’absurdité. L’être humain est devenu fou. Il tue non seulement ses semblables mais tout ce qui vit autour de lui. Il rêve même d’aller sur Mars ou ailleurs vérifier si la vie existe et, si c’est le cas, y semer la mort. Tout en donnant des leçons à l’univers entier et en paradant à la COP 21, 22, 23. Protéger la nature, défendre l’environnement, sauver la planète ? Certes. Mais pour quoi faire ? Pour sauver une humanité barbare et suicidaire, cruelle envers elle-même, ennemie de tous les êtres vivants ? Le mérite-t-elle vraiment ? Le souhaite-t-elle réellement ? Il est permis d’en douter.