Archives de catégorie : Revue de Presse

Melania Mazzucco racconta Brigitte: dall’inferno del Congo alla rinascita a Roma

Brigitte Zebé ha 40 anni, vedova, 4 figli, gestiva due cliniche a Matadi, in Congo. I militari governativi l’hanno arrestata e torturata per due mesi in un carcere dal quale è fuggita nella notte di Capodanno del 2012. Approdata alla stazione Termini di Roma il 22 gennaio del 2013, ha vissuto in strada in uno stato di disorientamento. Fino all’incontro con la comunità del centro Astalli (21.000 persone accolte nel 2015 solo nella capitale) e con Melania Mazzucco. La scrittrice ha raccontato la sua vicenda in ‘Io sono con te’ (Einaudi). Melania e Brigitte oggi sono amiche e ripercorrono insieme le tappe di questa rinascita. La donna sogna di ricongiungersi con le sue due bambine rimaste in Africa. E cerca un lavoro e una casa, perché dal 31 dicembre non ne avrà più una.

A cura di Giulia Santerini
video Maurizio Tafuro
montaggio Leonardo Sorregotti

Lire l’article sur le site de la Repubblica

 

“En Afrique centrale, la grogne monte contre l’huile de palme”, Slate Afrique, 21 décembre 2016

rss_1482332638_5fae9b4724e7a42f9ed35c6c978e7686ddcafe59_0La grogne est montée en 2016 en Afrique centrale, notamment au Gabon et au Cameroun, contre les méga-plantations d’huile de palme financées par des groupes agro-industriels asiatiques, américains ou européens, accusés de menacer les forêts du bassin du Congo après celles d’Indonésie et de Malaisie.

Extraite par la pression à chaud de la pulpe ou de la chair des fruits, moins chère que le soja, le tournesol ou l’olive, cette huile artisanale est très prisée dans les foyers africains. Mais elle remporte la palme de la contestation une fois produite et exportée à l’échelle industrielle.

Sa production en Asie ou en Afrique accélère la déforestation et le réchauffement climatique et menace la faune accusent les défenseurs de l’environnement.

La polémique vient de rebondir au Gabon, où la forêt recouvre 80% du territoire (267.667 km2).

Deux ONG – Brainforest et Mighty – ont enquêté sur les activités d’Olam, un groupe agro-industriel de Singapour partenaire privilégié du gouvernement. Olam indique avoir planté 58.000 ha de palmiers au Gabon.

“On peut estimer qu’Olam a déboisé depuis 2012 environ 20.000 ha de forêts dans ses concessions gabonaises à Awala et Mouila. Des enquêteurs sur place ont vu et filmé des bulldozers abattant de grands arbres et sur une vaste échelle”, accusent Brainforest et Mighty dans leur rapport publié mi-décembre.

Lire la suite sur le site de Slate Afrique.

Pour une idée précise sur les ravages causés par les multinationales, voir les excellents articles de l’association Brain Forest Gabon “Olam réagit à la sortie du rapport qui l’accable sur la déforestation

“Petit poison de compagnie”, Le Canard enchaîné, mercredi 29 juin 2016

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Une anémone pourpre (Heteractis magnifica) avec des Poissons-clown à trois bandes (Amphiprion ocellaris), photographiés au large du Timor Oriental © Nick Hobgood

Lorsque Nemo, le poisson orange et blanc, s’est mis à frétiller sur les écrans en 2003, des milliers de gamins ont voulu rejouer le film d’animation dans un aquarium. Et sans rien connaître. Ni à “Amphiprion percula”, ni même aux bases de l’aquariophilie. “Clowns” d’eau de mer balancés dans l’eau douce d’un bocal sans oxygène, privés de leur anémone protectrice ou offerts en pâture à un poisson solitaire… l’enthousiasme des enfants avait eu des conséquences fâcheuses pour les vrais Nemo.

Et voilà qu’avec “Le Monde de Dory” le cauchemar continue. Copine de Nemo, Dory est un “Paracanthurus hepatus”, un poisson chirurgien d’un bleu profond. Dont on ne maîtrise ni l’élevage, ni la captivité, ni la reproduction. Et, comme on pouvait s’y attendre, la sortie du film a coïncidé avec l’arrivée en masse de “Dory” dans les animaleries (“Le Figaro”, 22/6).

Seulement voilà : selon l’institut de recherche Haereticus Environmental Laboratory, situé en Virginie, plus de 50% des poissons d’eau de mer pour aquariums testés ont été pêchés illégalement à l’aide de cyanure. Le récif corallien est empoisonné, le poisson capturé groggy et maintenu à jeun jusqu’à sa vente. Aux premières paillettes de nourriture données par l’acheteur, “la fonction hépatique se remet en marche, le cyanure fait son effet et le poisson meurt“.

Un vrai petit film d’horreur

Honduras : Assassinat de Berta Cáceres, prix Goldman pour l’environnement

Berta Cáceres @ Goldman Prize

Berta Cáceres @ Goldman Prize

Menaces de kidnapping, de meurtre, de viol, de pression sur sa famille… Berta Cáceres se savait en danger. Mais elle ne baissait pas les bras. Près d’un an après avoir été lauréate du Goldman Prize, l’un des prix américains les plus reconnus pour la défense de l’environnement, la militante indigène écologiste hondurienne a été assassinée jeudi par des inconnus alors qu’elle rentrait chez elle, à La Esperanza, à environ 200 km au nord-ouest de Tegucigalpa. Elle s’apprêtait à fêter ses 44 ans. Elle ne bénéficiait pas de protection particulière malgré sa notoriété. Selon la police, Berta Cáceres a été tuée par des voleurs, “mais nous savons tous que c’est pour sa lutte” écologiste a affirmé sa mère, Berta Flores, à la chaîne de télévision brésilienne TV Globo.
Lire la suite de l’article sur le site de Géo