Archives de catégorie : Biodiversité

Bushmeat, Wildlife Trade in DRC: challenges & opportunities, May 12th, 2022

Really excited about our new event, “Bushmeat, Wildlife Trade in DRC: challenges & opportunities” Thur May 12, 2022, Kinshasa 11 AM, Paris 12 PM, Beijing 6 PM

Zoom: 889 4026 7148 — pwd:148701 us02web.zoom.us/j/88940267148?

Livestream:

Youtube: youtube.com/watch?v=tfvJ6h

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Biodiversity MAG n° 1 Feb-March 2022

🇫🇷 Je suis heureux de vous présenter le premier numéro du Biodiversity MAG, une publication de l’International Conservation & Biodiversity Team, le groupe d’échange que j’ai créé en octobre 2021 afin de promouvoir la préservation de la biodiversité.

🇬🇧 I am pleased to present the first issue of Biodiversity MAG, a publication of the International Conservation & Biodiversity Team, the exchange group I created in October 2021 to promote biodiversity conservation.

Biodiversity MAG Free subscription

Lettre à Nicolas Sarkozy sur la pollution plastique de la Méditerranée, 9 juillet 2018

Nicolas Sarkozy à Crozon en 2011

Je publie aujourd’hui la lettre que, dans ma grande naïveté, j’avais écrite il y a un an à l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, imaginant que sa notoriété et ses contacts au plus haut niveau auraient permis de contribuer à la lutte contre la pollution plastique en Méditerranée.

Monsieur le président,

Avant de développer l’objet de cette lettre, je souhaiterais me présenter très brièvement. Écrivain et historien, je milite également depuis une vingtaine d’années au sein d’associations dédiées à la protection de la nature. Membre du comité de soutien à la Fondation Nicolas Hulot en 2007, j’ai défendu votre action en faveur du « Grenelle de l’environnement ».

Si je me permets de vous écrire aujourd’hui, c’est que j’ai pensé à votre projet d’une Union pour la Méditerranée que les circonstances, notamment au plan international, n’ont malheureusement pas permis de réaliser. Bien que souhaitable, ce projet ne sera certainement pas réétudié avant longtemps, du moins avant que certains problèmes majeurs tels que les conflits locaux, les menaces terroristes et l’absence d’une position européenne commune en matière d’immigration, deviennent moins aigus (et alors même qu’une telle Union eût peut-être permis de les anticiper sinon de les résoudre). En revanche, il paraît possible d’adapter votre projet à une question essentielle qui touche la Méditerranée : la pollution et, en particulier, celle des microparticules de plastique.

Je n’ai pas besoin de vous dire, Monsieur le Président, qu’il s’agit là d’un problème de première importance. De l’état de ce biotope dépend en effet une partie des ressources économiques et sociales d’un grand nombre de pays du pourtour méditerranéen, sans parler de la nécessité de préserver notre patrimoine commun pour les générations à venir. Or la situation, qui est aujourd’hui alarmante, pour ne pas dire catastrophique, requiert l’action rapide et concertée des principaux États riverains. Dans le texte de la proposition de résolution du Parlement européen n° B8-0706/201, datée du 9 janvier 2018, il est stipulé entre autres « que la Méditerranée, avec ses 17 000 espèces marines, est l’un des principaux lieux de la biodiversité mondiale » mais également « que 96 % des déchets flottants analysés en mer Méditerranée sont des matières plastiques » et « que 21 à 54 % de l’ensemble des microparticules de plastique dans le monde se trouvent dans le bassin méditerranéen ». Enfin, d’après les eurodéputés Ivan Jakovčić et Jozo Radoš, auteurs du projet de résolution, « des études récentes montrent que les poissons n’ingèrent pas les particules de plastique par accident mais les recherchent activement, avec tout ce que cela peut avoir comme incidence sur la santé humaine en matière de transfert de polluants ». A terme, l’objectif est « de bannir les sources principales de plastiques marins et de réduire les articles en plastique à usage unique ».

Étant donné les hautes fonctions que vous avez occupées, Monsieur le Président, nul n’est plus à même que vous de devenir l’ambassadeur d’une telle cause. Les relations que vous avez nouées avec les décideurs des États riverains de la Méditerranée, la réputation dont vous jouissez sur le plan international, permettraient sans nul doute d’accélérer les prises de décision des différents acteurs de cette partie du monde. Il ne s’agit évidemment pas de remplacer le travail du Parlement européen ou celui des différentes ONG, mais d’accompagner leur action, de la stimuler, de lui faire profiter de votre énergie et de votre expérience.

J’espère que vous me pardonnerez, Monsieur le Président, la liberté que je prends. Je n’ai nullement la prétention de m’ériger en conseil. Je tiens d’ailleurs à préciser que je n’attends strictement rien de cette démarche à titre personnel, pas même d’y être associé nominalement, et que ma seule motivation est l’espoir que nous puissions éviter la catastrophe annoncée menaçant ce joyau commun qu’est la Méditerranée.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Laurent Dingli

Le silence des oiseaux – Un périlleux voyage

Le silence des oiseaux, excellent documentaire de Su Rynard qui explique pourquoi environ 40% des passereaux (mésanges, alouettes, moineaux) ont disparu depuis les années soixante

Présentation :

“Imaginez un monde privé de chants d’oiseaux… La population de passereaux décline de manière alarmante. Avec des scientifiques, des écologistes et des amateurs, ce documentaire en deux parties décrypte ce phénomène.

La disparition des passereaux pourrait, à terme, avoir de graves conséquences pour l’écosystème. Cette première partie va à la rencontre de scientifiques, écologistes et amateurs mobilisés dans le monde entier pour comprendre le déclin de ces populations migratrices, dont le parcours est semé d’embûches. Le film explore la vie de ces oiseaux et les principaux dangers auxquels ils sont confrontés. Prédateurs en tous genres et environnements urbains hostiles sont un fléau pour ces populations migratrices. Les scientifiques développent de nouvelles technologies dans l’espoir de sauver les passereaux de ce terrible déclin. Est-il encore temps d’intervenir avant que le chant des passereaux ne soit plus qu’un souvenir ?”

A revoir aussi sur le site d’Arte en HD.

Mon beau renard

Copyright Florence Lanaud – Tous droits réservés – All rights reserved

Mon petit prince à la robe feu, mon goupil, mon âme sauvage,
Je me souviendrai du jour où je t’ai vu trotter sur la lande. Toi mon bandit de grands chemins, mon paria famélique, mon solitaire. Je t’ai surpris dans cette quête sans fin, au hasard d’un sentier, essayer d’échapper aux fusils des chasseurs.

Mon petit prince à la robe feu, mon goupil, mon âme sauvage,
Quand j’ai vu ce qu’ils t’avaient fait. Quand je les ai vus t’enfermer dans une cage jusqu’à te rendre fou de douleur, puis t’électrocuter par l’anus pour te voler ta belle fourrure. Quand je les ai vus te déchirer le corps avec leur piège de fer, te brûler les entrailles avec leur poison, te déterrer pour te faire déchiqueter par leurs chiens. Quand je les ai vus rire de ta souffrance et de ta mort puis s’en glorifier devant ta pauvre dépouille, j’ai compris que c’étaient les mêmes qui avait inventé Auschwitz et Hiroshima, le génocide des Arméniens et celui du Rwanda.

Mon petit prince à la robe feu, mon goupil, mon âme sauvage,
Je t’ai vu, tout petit encore, pendant tes si rares moments d’insouciance, jouer dans mon jardin en courant derrière un papillon. Une autre fois, je t’ai surpris, sur un sentier du Finistère. J’étais contre le vent, avec mon labrador Master, et nous nous sommes arrêtés tous deux. Moi, pour t’admirer, et Master, pour renifler les odeurs poivrées et musquées de la lande. Comme tu avais l’air heureux et libre alors. Tu t’étirais de plaisir, au soleil, sur l’un des chemins creux qui mènent à la plage de l’Aber. Je ne sais pas combien de temps a duré cette ivresse. Et puis tu nous as vus et tu es parti avec ta légèreté coutumière comme un songe empanaché. Il m’a fallu un effort pour me remettre de cet état, mélange d’extase, de curiosité et de torpeur.

Mon petit prince à la robe feu, mon goupil, mon âme sauvage,
Je n’oublierai jamais le jour où je t’ai vu agoniser sur une route de la région parisienne, la nuit, non loin du parc de Saint-Cloud. Tu venais de te faire renverser, et le conducteur,
à la fois pressé et tranquille, comme tous les tueurs involontaires, avait déjà passé son chemin. Nous nous sommes arrêtés, ma femme et moi, et nous avons croisé, impuissants, ton dernier regard qu’éclairait la lumière diaphane des réverbères.
Comme ce regard, bientôt voilé par la mort, était poignant tant il recelait d’incompréhension, de souffrance et de tristesse. J’aurais voulu te parler, te caresser, te dire que je n’étais pas comme eux, que je savais que tu existais et que je ne me voyais pas comme l’unique habitant de ce monde.

Mon petit prince à la robe feu, mon goupil, mon âme sauvage,
Je te rends grâce, toi l’ange rebelle, tu m’as sorti un peu de la médiocrité de mon espèce en m’indiquant la voie de la paix, du respect et de la tendresse.

Copyright Florence Lanaud – Tous droits réservés – All rights reserved

Je remercie tout particulièrement mon amie Florence Lanaud, magnifique artiste qui a eu la grande gentillesse de faire ces dessins pour illustrer mon texte. J’invite tout le monde à respecter la propriété intellectuelle de ces oeuvres originales.

Laurent Dingli 27 juin 2017

Illustration : extrait de l’affiche du merveilleux film de Luc Jacquet, Le renard et l’enfant.

Le renard : un massacre perpétuel

Voici les méthodes atroces utilisées chaque année pour “réguler” le renard, une espèce qui s’auto-régule naturellement et qui est bien plus utile à la nature que les assassins qui la traque.

Mobilisons-nous, partageons cette vidéo ! Mettons fin à cet acte de barbarie.

Signons également la pétition :

Le collectif Bernard Le Renard lutte pour retirer le renard des listes des animaux nuisibles (injustement répertorié) en France afin de le protéger des pratiques barbares et de masse qui sont employées pour sa destruction. Sa page Facebook et son compte twitter.

Vous pouvez aussi soutenir les associations qui luttent plus particulièrement pour la protection de la faune sauvage telles que l’ASPAS (Association de protection de la faune sauvage) ou FERUS (Ours-loup-lynx Conservation).

Presse : Voir Le renard est-il vraiment un animal nuisible ?, l’interview de François Moutou, parue dans La Croix à l’occasion du colloque national sur le renard des 12 et 13 mai 2017, et Le renard n’est pas un animal nuisible, arrêtez de le massacrer, la tribune d’Ariane Ambrosini, juriste auprès de l’ASPAS, sur le site de reporterre.

Le Messager – Véronique Jannot sur la terre des Gibbons

Le premier épisode de la série documentaire "Le Messager" sera diffusé mercredi 6 janvier à 20h50 sur France 3. Vé…

Posté par Le Messager sur mercredi 23 décembre 2015

Une autre voie pour la Bretagne

une-autre-voie-1Dans le cadre des élections régionales, je soutiens la liste Europe Ecologie Les Verts menée par René Louail, Une autre voie pour la Bretagne (Un hent all evit Breizh) composée de militants écologistes comme Jean-Pierre Bigorgne dont je connais le travail et que j’estime. Il est temps que la Bretagne adopte un modèle économique et social plus respectueux de l’être humain, de l’animal et de la biodiversité. Nous voulons mettre un terme au système qui maltraite le vivant et ne laisse qu’un avenir sombre à nos enfants. Nous militons, dans le cadre régional, pour une agriculture biologique, de proximité,  respectueuse de l’être humain et de l’animal. Nous ne voulons plus d’une agriculture soumise à l’industrie agro-alimentaire et à la grande distribution qui bafouent les droits élémentaires des producteurs et multiplient les élevages-mouroirs. Nous refusons ce système dans lequel, trop souvent, le paysan ne peut plus vivre de son travail, et qui fait de l’animal un simple produit de une-autre-voie-2consommation.

Une autre voie pour la Bretagne, c’est faire en sorte que les transports soient véritablement adaptés au habitants de la région. Plutôt que de dépenser des sommes colossales pour obtenir un gain de temps dérisoire sur les grandes lignes TGV, nous préférons investir dans les TER et les transports de proximité pour que ceux-ci facilitent véritablement la vie quotidienne des Bretons.

Dans le cadre de la COP21 et alors que le système productiviste hérité de l’après-guerre s’essouffle, nous pouvons donner aux écologistes les moyens d’agir et de peser dans la décision politique au niveau régional.une-autre-voie-3

Mes amis, je vous invite à voter comme moi le 6 décembre prochain pour la liste écologiste, une autre voie pour la Bretagne.

 Je voudrais ajouter quelques commentaires à la lumière du second tour de l’élection régionale. Il serait temps que les instances dirigeantes d’Europe Ecologie Les Verts se remettent en cause et tentent de comprendre la désaffection croissante des électeurs à l’égard des listes qu’elles défendent. D’après de récents sondages en effet, environ 50% des écologistes font désormais le choix de l’abstention. C’est non seulement le résultat des luttes de pouvoir incessantes dont ce parti a toujours donné le navrant spectacle, mais aussi celui d’une politique faite d’incohérences et de sectarisme. Il y aurait pourtant la place en France pour un grand parti ouvert et indépendant. C’est malheureusement le chemin inverse qu’ont emprunté les cadres d’EELV qui ont, en quelque sorte, confisqué cette belle cause universelle à leur profit. Le résultat, aujourd’hui, c’est qu’Europe Ecologie Les Verts s’apprête à mendier des dons pour assurer son fonctionnement tout en continuant d’être une simple variable électorale du Parti socialiste. Quel message envoie-t-on aux électeurs lorsque, comme Emmanuelle Cosse en Ile-de-France, on s’allie avec le chasseur Claude Bartolone ? Quel sens donner à une action quand celle-ci se fourvoie avec un pouvoir qui défend le projet de Notre-Dame-des-Landes, utilise la force à Sivens, détourne l’état d’urgence pour arrêter des militants écologistes ou fait abattre les représentants d’une espèce protégée par la convention de Berne ? C’est pour ces raisons que, lors d’autres scrutins, notamment présidentiels, j’ai soutenu des personnalités comme Corinne Lepage ou Antoine Waechter.

(mise à jour du 16 décembre 2015).

Gezia, notre avenir

vocation_natureJe voudrais vous présenter une jeune fille qui a l’âge d’être ma fille. Elle s’appelle Gezia. Je ne l’ai encore jamais vue, si ce n’est en photo, mais j’ai le sentiment de la connaître, parce qu’elle m’a fait partagé ses espoirs, ses déceptions, sa foi, et quelques-unes de ses douleurs. Comme ma fille, Gezia représente mon avenir, je veux dire le nôtre, celui d’une jeunesse qui, avec ses faibles moyens, mais riche d’enthousiasme, lutte pour préserver la diversité de notre planète. Gezia Dirini est une jeune indonésienne qui travaille pour l’association Kalaweit, créée par Aurélien Brulé, dit Chanee, en vue de protéger les gibbons et les siamangs de Sumatra et de Bornéo.

Aurélien, le fondateur, est un défenseur de la biodiversité, un vrai, pas un de ses bavards, de ses poseurs qui passent plus de temps devant les caméras et dans leur hélicoptère pour garnir leur compte en banque ou flatter leur narcissisme. Chanee est constamment sur le terrain, il y vit, il y consacre tout, c’est un apostolat, un don de soi total. Depuis quelque temps, son blog permet de suivre, vidéo à l’appui, l’action qu’il mène au quotidien dans la forêt – on y apprend mille choses ; on partage de loin sa curiosité, ses inquiétudes ; on tremble même pour lui lorsqu’on le voit pister des braconniers. Mais Aurélien est de la trempe d’une Dian Fossey, d’une Jane Goodall ; ces hommes et ces femmes ne vivent pas les choses à moitié. Il faut écouter ce qu’ils se tuent à nous dire depuis tant d’années déjà, pour les plus anciens d’entre eux. Ils nous répètent sans cesse, avec une lucidité terrible pourtant matinée d’optimisme, que ce monde est à la fois beau et fragile, qu’il faut arrêter de le piétiner, d’en faire un espace mort, sans arbre, sans bruissement, sans couleur, sans différences ; ceux-là nous disent et nous redisent que des euros, des yens, des dollars, de l’huile de palme, des meubles de jardin, de la viande de brousse ou du papier, couvrent déjà des monceaux de cadavres et détruisent nos véritables richesses. Les listes d’espèces menacées, ou qui ont déjà disparu, s’allongent, se claironnent, s’égrènent comme une litanie sordide, et nous faisons régulièrement semblant de nous en désoler, le temps d’un journal télévisé, d’une rubrique internet, d’un brève trop rapidement ingurgitée, entre deux mauvaises nouvelles, parce que nous n’avons plus le temps ni le goût de jauger constamment le désastre, parce qu’il est vrai, souvent, la vie est difficile.

siamang_shout_sunekoCi-contre : “Shout”, “Cri” – siamang © Suneko

Mais eux, les femmes et les hommes d’action comme Chanee n’ont pas le temps de désespérer, parce qu’ils agissent, parce qu’ils ne veulent pas être obligés de se dire un jour qu’ils n’auront pas tout tenté pour contribuer à préserver un peu de sa beauté. Ils ne se prennent jamais pour des sauveurs de monde, ce ne sont pas des illuminés, des porte-voix de l’Apocalypse, juste des individus qui essaient de donner un sens à leur existence en l’inscrivant dans une certaine harmonie du vivant.kalaweit_1

Dominée par l’aura de Chanee, Kalaweit est aussi et avant tout une oeuvre collective. Elle bénéficie de talents et de soutiens, depuis ceux des donateurs ou des éco-volontaires qui participent au programme, en passant par les organisateurs comme Thierry Destenay, coordinateur France, sans oublier les soutiens indéfectibles, tel celui de la comédienne Muriel Robin ou de l’association One Voice, présidée par Muriel Arnal qui consacre un effort substantiel pour porter le projet Kalaweit.

Et c’est dans cette aventure formidable mais aussi souvent difficile que s’est engagée Gezia. Ceux qui veulent aider Kalaweit ont la possibilité de parrainer l’un des singes recueillis par l’association. C’est ainsi que mon épouse et moi avons connu la jeune femme. En plus de toutes ses occupations, Gezia apprend le français (et le japonais) afin de pouvoir faire ses compte-rendu et nous donner, le plus régulièrement possible, des nouvelles des pensionnaires de Kalaweit. Voici donc quelques extraits de ses courriers. Ils sont toujours plein d’humanité. J’espère qu’ils vous donneront envie de participer à cette grande aventure.

one_voice7© Kalaweit et logo One Voice

Dans son premier message, Gezia se présente ainsi :

« Je m’appelle Gezia Dirini (prononcer: Gaizya), je suis une femme et j’ai 24 ans, je fait la gestion de programme d’adoption de Kalaweit International Adoption Programme (KIAP) Sumatra. Je fais des observation et donner la nouvelle, le progres, et envoyer les photos des Siamangs ou Gibbons pour vous. Je suis indonésienne et j’habite a Padang. Sur la belle île de Marak je m’occupe des Gibbons et Siamangs ainsi que des tortues surtout qu’il y a beaucoup d’activités la-bas. On nourrit, nettoie les cages, surveille la foret et ecoute les chants.

Je vous écris de la part Thierry Destenay, qui m’aide beaucoup car mon français n’est pas encore parfait (mais je vais et dois apprendre serieusement) (…) »

Dans un autre courrier, plus personnel, l’observation de l’attitude des singes envers leur progéniture donne lieu à une touchante comparaison avec le comportement de nos congénères. Au-delà de cette analogie, c’est, en filigrane, toute la question de l’identification, du respect de la différence, que pose Gezia, avec ses mots et sa candeur :

« Je pense et je vois, qu’il y a beaucoup de parents (humain) qui font le mal pour leur enfants. Heureusement pas mes parents. Les Siamangs et Gibbons aiment beaucoup leur enfants. Ils sont animaux. Mais l’human chasse leur bébé et tuer leur grand. Il y a beaucoup aussi les gens qui jette leur enfants parce qu’ils sont occuper avec leur travail et les enfants a devenu criminel. Ou les enfant qui jettent leur parents à l’hospice de vieillards pour la même raison comme mon voisin. Mais c’est la vie ».

C’est le récit d’une jeune femme qui apprécie le plaisir simple de vivre dans la nature, et qui comprend le caractère exceptionnel de son environnement. Gezia nous fait alors partager d’autres moments de sa vie, la célébration du Ramadan, les séismes qui frappent l’archipel et toujours l’apaisement que lui procure le spectacle de la nature. Ces courriers sont plein d’humour et de profondeur. Je pourrais en citer bien des extraits, notamment celui où elle confie la douleur que lui a procuré la mort d’un animal, lorsqu’elle évoque l’amitié qu’elle noue avec les éco-volontaires ou encore le respect que ses parents lui enseignent pour les morts, mais je me contente de publier un dernier texte, particulièrement émouvant, dans lequel on voit la jeune femme affronter l’incompréhension de son entourage. Elle tient pourtant le cap, elle sait qu’elle a raison. A vingt-cinq ans, quelle leçon !

« Hier, dans la reunion de mon école, j’ai rencotré mes vieux amis et ils se moquent de moi. Ils ont dit que mon « travail » n’est pas normal, parce que je travaille avec les singes et c’est bizarre (comme ma famille m’a dit mille fois aussi).

Je suis très triste de mes amis, mais aussi fier sur mon activité avec Kalaweit.

J’ai essayé de leur expliquer que le gibbon et siamang, aussi beaucoup d’autre éspace des animaux du monde sont vraiment menacer, aussi la forêt et la nature.

Mais ils disent que personne se soucier et ils ne besoin pas de se soucier. Ils pensent que je suis stupide car j’ai jeté mon temps avec Kalaweit.

Que je suis idiote si je pense je peux sauver le monde.

Ils disent aussi que je dois chercher le travail dans une banque ou une grande association comme eux et avoir beaucoup d’argent d’avoir « un travail normale ».

C’est vraiment casser mon coeur.

Je prie que je peux leur faire comprendre que notre forêt est perdu 1.5 million hectare per an et que au moins 5000 siamangs sont mort car le gens les chasses ou ils ont perdu leur maison, la forêt.

Que les siamangs et gibbons sont nés sur île de Marak.

Mais expliquer cette chose, est comme « peindre sur l’eau ». Qu-est que je dois faire ?

Si jamais j’ai pourrais leur montre votre lettre que. J’ai une amie loin de chez moi qui me soutien.

Merci pour vous, merci pour votre soutien.

Je prie que notre future sera mieux et les gens seront s’attentif pour notre environnement.

Bien amicalement avec tout mon bonheur

Je t’embrasse bien fort

Gezia”

Pour toute référence à ce texte, merci de préciser : Laurent Dingli, “Gezia, notre avenir”, Le site de Laurent Dingli, juin 2008.

Dimanche 8 juin 2008. Dernière mise à jour : 9 juin 2008